Mémoires de voyage : Harajuku – Tokyo – Japon

Mémoires de voyage : Harajuku, Tokyo, Japon.

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Harajuku… Harajuku desu. Gojosha, arigato gozaimasu

Ah le Japon, ses temples, sa nourriture, ses street fashions plus excentriques les unes que les autres, ses groupes de musique pop et rock au son tellement emblématique, ses mangas et ses Pokémon. (Puisqu’on est dans les clichés autant ne pas oublier les Pokémon, et les sushis.)

La mode japonaise a eu une grande place dans ma vie pendant près d’une dizaine d’années, et bien entendu lorsque je me suis rendue au Japon en 2013 et 2015, je n’ai pas pu rater le fameux quartier d’Harajuku, berceau de la mode Lolita, née à la fin des années 70, début 80 (on ne sait pas exactement mais bref) et popularisé dans les années 90 entre autres par Mana du groupe Malice Mizer. Mais je m’étale et je ne suis pas là pour vous parler de l’histoire du Lolita, mais plutôt d’un souvenir de deux voyages, à deux ans d’intervalle où j’ai pu flâner à Harajuku et en admirer les curiosités. Une sorte de « throwback thursday » sauf qu’on est pas jeudi. « Throwback sunday ». (*•̀ᴗ•́*)و ̑̑

J’ai toujours encore en tête le jingle de la station et le haut parleur d’annonce quand on descend de la ligne Yamanote (que j’ai essayé maintes fois d’imiter ヾ(^∇^))  , pour arriver enfin dans LE quartier des modes Kawaii et des crêpes. J’étais Lolita à ce moment là, et je n’avais qu’une hâte c’était d’aller faire un peu de shopping dans les boutiques que je connaissais que sur internet, comme Closet Child ou autres magasins de vêtements Lolita d’occasion. Même si j’avais déjà commencé mon shopping par le Closet Child du quartier de Shinjuku (qui est resté mon préféré car très riche en Moi-même Moitié, ma marque préférée lorsque j’étais Lolita), mais comme toute bonne Lolita il fallait que j’aille à Harajuku, et surtout me promener dans la fameuse Takeshita Street.

Alors revenons à notre chère ligne Yamanote. Quand on descend on arrive à une charmante petite gare en bois construite en 1924. Très joli bâtiment qui sera parait il remplacé par un bâtiment plus moderne d’ici 2020, je trouve ça vraiment dommage, vu qu’il reste très peu de ces bâtiments. Ensuite vous arrivez à l’entrée de Takeshita street, avec son emblématique arche « Kawaii ».

Le super guide touristique vous dira qu’il faut absolument visiter Harajuku et vous rendre dans cette rue, parce que vous pourrez voir des jeunes Japonais habillés de façon très originale et les prendre en photo (;¬_¬)
Et ensuite vous pourrez contribuer au cliché que tous les japonais sont des Lolitas/Decora/Gyaru/Visual Kei et autres « kawaiieries ». Comme dirait notre youtuber national Norman, « FAUX ! ».

C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles lorsque vous vous rendrez à Takeshita vous verrez de moins en moins de ces « originaux ». Ils ont fini par déserter le quartier à cause entre autres de trop nombreux touristes les considérant comme des attractions.
Ensuite, il y a aussi l’évolution de certaines de ces modes qui fait qu’elles sont plus ou moins populaires auprès des jeunes Japonais, mais ça, c’est une autre histoire.

Parlons en justement, de cette rue. Lors de mon premier voyage en 2013, il y avait encore un certain nombre de jeunes portant des modes Harajuku, mais ce n’était pas énorme non plus.
C’était mon premier voyage au Japon du coup je ne sais pas vraiment comment c’était avant, mais j’avais déjà vu des photos et on pouvait effectivement voir un grand nombre de looks différents, et des jeunes se rassemblaient sur le « pont d’Harajuku » pour faire des photos. Photos que l’on pouvait voir ensuite dans des magazines comme Kera ou Gothic Lolita Bible dans les fameux « street snaps ».
Ledit pont était d’ailleurs totalement désert. Mais j’ai fait ma photo.

J’avais lu que le dimanche après midi à Harajuku était le moment où il y avait le plus de monde, et donc où l’on pouvait voir le plus de modes alternatives. En effet, pour y avoir été d’abord en semaine, puis ensuite un dimanche pour comparer, la masse de monde le dimanche est tout bonnement impressionnante. On ne peut même pas marcher à une vitesse normale dans la rue, tellement elle est pleine de monde.
Si vous voulez voir des embouteillages à pied, allez à Harajuku un dimanche après midi.

Malheureusement, la grande majorité des personnes dans la rue étaient des touristes, certains étaient sans doute venus voir les « attractions kawaii ».
Vu que j’étais Lolita, je cherchais du regard les Lolitas japonaises mais je n’en ai vu que 5 ou 6 en 2013 (en me rendant plusieurs fois dans le quartier), et lorsque je suis retournée à Harajuku en 2015 je n’en ai vu que deux, et je n’ai pas vu beaucoup d’autres modes Harajuku, je dirai environ une personne sur 20 tout au plus, puisqu’on ne compte pas les vendeurs des boutiques.

Niveau boutiques, si vous êtes fan de modes Harajuku, vous aurez l’embarras du choix, dans tous les styles. Allez notamment dans les petites rues parallèles à Takeshita où vous pourrez trouver quelques perles entre autres des magasins de seconde main où vous pourrez faire de très bonne affaires.
Il y a énormément de magasins de seconde main, et il faut savoir que les japonais sont très soigneux avec leurs affaires, du coup la grande majorité de ces vêtements seront en très bon état voir état neuf.
Pour les fans de Kawaii vous aurez aussi le « Cute Cube », petit centre commercial où vous trouverez boutiques de vêtements, café Kawaii et machines à purikura. Vous savez ces photomatons où vous pourrez éditer vos photos en y ajoutant des effets et dessins rigolos et où vous aurez une tête style manga. Attention toutefois si vous voulez faire vos photos en amoureux, certaines machines sont « Ladies only ».

En ce qui concerne les boutiques Lolita je les ai trouvées assez peu fréquentées, autant en 2013 qu’en 2015, du coup je pense que c’est une mode qui est en déclin au Japon, et d’autres signes le montrent, notamment la récente disparition du magazine Gothic & Lolita Bible. Mais c’est comme ça, cette mode a beaucoup évolué ces dernières années, et semble plus populaire chez nous qu’au Japon aujourd’hui.

Le centre commercial Laforet, très connu pour ses boutiques de marques alternatives japonaises

Bien entendu le quartier est loin d’être une déception, il y avait énormément de choses très chouettes à voir. Notamment la rue d’Omotesando, dite les « Champs Elysées de Tokyo », où vous trouverez entre autres des boutiques de luxe, de marques comme Vivienne Westwood, et aussi le centre commercial Laforet, très connu pour ses boutiques de marques alternatives japonaises, un de leurs étages est rempli de boutiques Lolita !

J’ai beaucoup aimé le centre commercial Tokyu Plaza Omotesando, dont l’architecture est très particulière et vraiment très jolie. De plus les boutiques sont plutôt chouettes et on peut s’y promener un long moment. Lors de mon premier voyage c’était en période de Noël, avec de très belles décorations, et en 2015 il y avait l’évent « Shaun in Japan », le centre commercial était rempli de sculptures de Shaun le Mouton décoré de plein de styles différents par des artistes japonais.

Que ce soit les boutiques de luxe d’Omotesando ou les curiosités des petites ruelles autour de Takeshita, Harajuku est un quartier idéal pour le shopping, mais pas seulement !
Vous avez sans doute entendu parler des fameuses crêpes à la japonaise, qui sont elles aussi assez emblématiques du quartier d’Harajuku. Vous trouverez énormément de ces boutiques de crêpes, et il y en a absolument pour tous les goûts, que ce soit sucré ou salé. Dans le genre « chargé » vous aurez des recettes du style glace + chantilly + tranche de cheesecake (oui oui ! regardez la photo…). Je n’ai pas testé, je me suis limitée à  glace chocolat + banane, c’était déjà assez bourratif. Du coup la crêpe en elle même n’a quasiment aucune importance et n’a pas beaucoup de goût (nous avons essayé plusieurs boutiques), l’important c’est ce qu’il y a dedans.
Ayant une préférence pour le salé, j’avais testé une crêpe poulet-curry qui était très bonne. Et sinon il y a la classique salade de thon mayonnaise. Enfin je pense qu’il est impossible que vous ne trouviez pas quelque chose à votre goût ! Au pire il y a une des boutiques qui propose une crêpe au sucre pour 100 yen (il me semble, ou 150, mais vraiment très peu cher), ça m’a fait sourire, parce que j’ai pensé à cette scène culte du film « Les Bronzés font du ski », où Gilbert entre dans la crêperie et demande une crêpe au sucre, mais la crêperie refuse d’en faire.
En effet je n’ai pas vu de crêpe « classique » comme on peut les trouver chez nous dans ces boutiques, et encore moins de crêpes au sucre. Mais on ne va pas manger des crêpes à Harajuku pour ça non ? On se laisse tenter par le combo chantilly/flamby. Ou peut être pas.
Bref. N’oubliez pas d’accompagner tout ça par un melon soda ! C’est coloré et pas très naturel mais une fois de temps en temps hein, on vous en voudra pas. C’est quand même une boisson emblématique des jeunes Japonais. Il s’agit d’un soda au melon, reconnaissable à sa couleur verte.

Autre détail notable, il y a un Kebab à Harajuku, qui semble rencontrer un grand succès ! A quand une boutique de tartes flambées alsaciennes ?

Si vous vous rendez à Harajuku, n’y allez par pour « observer les Japonais qui s’habillent bizarrement », intéressez vous plutôt à cet aspect de la culture nippone, et pourquoi pas vous laisser tenter par quelques vêtements (Pourquoi pas une jolie robe Lolita à porter façon rétro ?), pour que ce quartier continue à vivre °˖✧◝(⁰▿⁰)◜✧˖°

Voilà pour le côté pop culture, mais il ne faut pas oublier que dans ce quartier il y a aussi le très connu parc de Yoyogi, avec le temple Meiji Jingu, un must à faire lors de votre visite, pour un peu de calme et de sérénité après l’univers coloré de Takeshita.

Allier tradition et modernité, le Japon sait si bien le faire.

 

Estelle, Bonbon Maléfque,

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